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9月6日

Films vus cet été

Bertrand Blier, Buffet froid (1979)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2651.html

4/6

 

Martin Scorsese, Age of innocence / Le temps de l'innocence (1993)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=8345.html

4.5/6

 

Robert Luketic, Monster-in-law / Sa mère ou moi ! (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53933.html

2.5/6

 

Christopher Nolan, Batman begins (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51013.html

3.5/6

 

Alfred Hitchcock, Rear window / Fenêtre sur cour (1954)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=983.html

3.5/6

 

Fernando Meirelles & Katia Lund, Cidade de Deus / La cité de Dieu (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45264.html

5.5/6

 

Lone Scherfig, Italiensk for begyndere / Italian for beginners (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=32820.html

4/6

 

Steven Spielberg, Close encounters of the third kind / Rencontres du 3ème type (1977)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=881.html

4/6

 

Martin Scorsese, Kundun (1997)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=17645.html

4/6

 

Cédric Klapisch, Les poupées russes (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=55984.html

3.5/6

 

Tony Scott, Spy game / Spy game, jeu d'espions (2001)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29275.html

3.5/6

 

François Desagnat & Thomas Sorriaux, Les 11 commandements (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51366.html

1/6

 

Gabriele Muccino, L'Ultimo bacio / Juste un baiser (2001)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=37643.html

4/6

 

Désolé, j'ai vraiment la flemme de commenter chacun de ces films...

5月3日

Films vus en mai

Robert Rodriguez & Frank Miller, Sin city (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm.html?cfilm=56067

En compétition au festival de Cannes 2005, Sin city est une très bonne surprise, un vrai film de genre réussi. Même sans connaître la BD de Frank Miller (co-réalisateur du film), j'ai beaucoup apprécié. L'univers est sombre, violent, pessimiste, et la débauche règne: tout cela est retranscrit à merveille par la mise en scène (originale et stylée, très comics) et la photo (en noir et blanc avec quelques touches de couleurs), aussi esthétique qu'un Sleepy hollow par exemple (ce qui n'est pas peu dire). On pense beaucoup à Tarantino (Kill Bill volume 1 notamment) dans la réalisation et les thèmes abordés (vengeance, salut, etc.) et on ne s'étonnera donc pas d'apprendre qu'il a réalisé une scène du film. Le casting est réellement impressionnant, les dialogues sont percutants, et l'histoire (assez dense) est composée de trois intrigues parallèles qui se recoupent plus ou moins, avec respectivement Bruce Willis, Mickey Rourke et Clive Owen en protagonistes. De la balle :)

5/6

 

Barry Levinson, Bandits (2001)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28596.html

Sympathique comédie sur des "gentlemen braqueurs", portée par Cate Blanchett. Très dispensable cela dit...

3.5/6

 

Oliver Stone, Alexander / Alexandre (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51115.html

Un long péplum ambitieux sur la vie d'Alexandre le Grand. Un film à la fois riche et bancal: si l'ambiguité et la profondeur du personnage sont bien traduites, la narration, le montage voire le casting sont contestables. Cela fait quand même un petit cours d'histoire assez divertissant.

4/6

 

Andy & Larry Wachowski, Bound (1996)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15316.html

Quelle claque ! Je n'attendais pourtant pas grand chose du premier film des réalisateurs de Matrix (dont je ne suis pas particulièrement fan). Mais ce polar noir a un scénario quasi-parfait (à la fois compliqué, tordu et vraisemblable et sachant nous tenir en haleine jusqu'au bout), une mise en scène hautement maîtrisée et moins tape-à-l'oeil que Matrix, et un duo d'actrices sulfureux et inoubliable.

5.5/6

 

Mathieu Kassovitz, Gothika (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=50709.html

Film de commande pour Kassovitz et très dispensable, malgré une bonne réalisation et des actrices pas désagréables à regarder (Halle Berry et Penélope Cruz). La faute à un scénario ultra-éculé dans le fantastique.

3/6

 

Brad Silberling, Lemony Snicket's a series of unfortunate eventsLes désastreuses aventures des orphelins Baudelaire (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46317.html

Sympathique films pour enfants, proche visuellement d'un Burton et plus sombre que la moyenne du genre, mais assez ennuyeux, malgré la présence d'un Jim Carrey en forme.

Lemony Snicket

3.5/6

 

Sergio Leone, Per un pugno de dollariPour une poignée de dollars (1964)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=343.html

Premier western spaghetti, premier film de la trilogie Dollars avec Clint Eastwood, et déjà une grande réussite. Musique, mise en scène, acteurs, duel final, tout a la classe même si ça n'atteint pas les sommets du Bon, la brute et le truand...

4/6

 

Agnès Jaoui, Comme une image (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51309.html

Encore un scénario signé Jaoui/Bacri, et récompensé au festival de Cannes. Effectivement, c'est bien écrit, mais ça tire vers la comédie dramatique, voire la critique sociale, là où j'aurais préféré une bonne comédie. On sait pas trop où le film nous mène...

3.5/6

 

Cédric Klapisch, Un air de famille (1996)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=15282.html

L'adaptation d'une pièce de théâtre de Jaoui/Bacri, à mourir de rire. Au cours d'une rencontre familiale, des non-dits éclatent pour finir en règlements de comptes. Il ne s'agit que de situations banales et on peut d'autant plus s'identifier aux personnages. Les acteurs (notamment Darroussin, Frot, Bacri) et les dialogues sont énormes.

5/6

 

Clint Eastwood, Milion dollar baby (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56714.html

Le dernier oscar du meilleur film, jouissant de critiques dithyrambiques et unanimes. C'est vrai que l'histoire, au demeurant fort simple, est traitée avec grande finesse et justesse, et ne laisse pas insensible, sublimée par la classe de la réalisation et des acteurs. Mine de rien, de nombreux thèmes sont abordés, tels que la paternité, la rédemption, la foi, etc. et se passent très bien d'esbroufe esthétique ou scénaristique...

5/6

4月9日

Films vus en avril

James Huth, Brice de Nice (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56143.html

Un bon divertissement que ce "Braïce de Naïce", malgré de nombreuses longueurs et maladresses. Je me suis même surpris à me remémorer des tas de scènes par la suite, preuve que l'humour (complètement con mais assumé) fonctionne plutôt bien...

3.5/6

 

Luc Besson, Jeanne d'Arc (1998)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=21028.html

Plutôt une bonne surprise pour un Besson (dont je ne suis vraiment pas fan...) J'ignore quelles sont les libertés prises par rapport à la véritable histoire (était-elle vraiment schizophrène ? doutait-elle tant d'elle-même ?) mais l'ensemble est plutôt divertissant. On peut quand même regretter l'aspect un peu grand-guignolesque du film.

4/6

 

Don Siegel, Escape from Alcatraz / L'évadé d'Alcatraz (1979)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=378.html

Toute l'histoire est dans le titre. Elle paraît peu vraisemblable mais elle est pourtant vraie, apparemment. Le film est par ailleurs un peu creux en comparaison d'un Shawshank redemption mais on a toujours plaisir à voir jouer Clint Eastwood.

4/6

 

Daniel Sackheim, The Glass house / La prison de verre (2001)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29193.html

Un petit thriller sans prétention mais plutôt honnête, avec une jeune actrice à suivre et le héros de Breaking the waves.

3.5/6

 

John Ford, The grapes of wrath / Les raisins de la colère (1940)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1268.html

Encore un John américain, mais d'un tout autre genre :) Adaptation très réussie d'un célèbre roman, un film social sur l'Amérique paysanne et le rêve californien, ce qui n'est pas si courant. 

4.5/6

 

John Carpenter, Vampires (1997)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=17218.html

Je sais que Carpenter a beaucoup d'admirateurs, mais pas moi :) J'ai du mal à voir dans ses films autre chose que des séries B qui pourraient passer en deuxième partie de soirée sur M6 :) A part ça, c'est un film de vampires classique, avec un scénario qui ne vaut même pas un épisode de Buffy, mais ça fait plaisir de revoir Sheryl Lee, même si elle a beaucoup perdu en charme depuis Twin Peaks...

2/6

 

Merzak Allouache, Chouchou (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47835.html

OK, Gad Elmaleh est un bon acteur, mais ce qu'on demande à une comédie, c'est d'être un minimum drôle et bien rythmée - ce qui n'est vraiment pas le cas dans ce film au scénario très creux, pour moi.

2/6

 

Brian De Palma, Casualties of war / Outrages (1989)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5273.html

Enième film sur la guerre du Vietnam, mais plus porté sur le comportement abusif des soldats américains que sur la guerre elle-même. Ce n'est pas un film inoubliable - Brian de Palma a fait bien mieux avec Carlito's way - mais rien que l'affrontement psychologique entre Sean Penn et Michael J. Fox vaut le détour.

4/6

 

Jean-Paul Rappeneau, Bon voyage (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=43958.html

Bon film "populaire" français, fluide et dynamique, porté par ses acteurs (Isabelle Adjani y est particulièrement rayonnante) et sa mise en scène presque théâtrale, dans un contexte historique intéressant (la France de Vichy).

4/6

 

Gilles Lellouche & Tristan Aurouet, Narco (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53832.html

Voilà un film au décalage complet entre la forme (travaillée mais vaine et clipesque) et le fond (finalement peu intéressant). Le problème de rythme est particulièrement flagrant. Seul Poelvoorde en karatéka nous sauve de l'ennui...

2/6

 

Zach Braff, Garden state (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm.html?cfilm=47751

Premier film sympathique de l'acteur Zach Braff, qui se paie le luxe d'embaucher Natalie Portman pour l'occasion. L'histoire est simple et ne manque pas d"humour. Le thème du "retour au pays" est assez bien traité et j'aime bien cette idée soutenue dans le film qu'une rencontre ou quelques jours peuvent changer une vie entière...

4/6

 

Martin Scorsese, The aviator / Aviator (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48371.html

Le dernier Scorsese... une longue (2h45) biographie d'Howard Hugues, impeccablement réalisée et interprétée (Leonardo DiCaprio est bluffant), mais qui n'intéressera pas forcément tout le monde. Ca reste du grand spectacle avec quelques scènes grandioses et de nombreux clins d'oeil (à Citizen Kane notamment).

4.5/6

 

James Wan, Saw (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57410.html

Dans le genre "beaucoup de bruit pour pas grand chose"... Saw était présenté comme le nouveau Se7en, mais on en est loin. Thriller psychologique, quelque part entre Se7en donc et Cube pour le pitch de départ (deux gars se trouvent enfermés dans une pièce sans savoir pourquoi), un twist final qui se veut déboussolant mais qui est surtout très tiré par les cheveux, une mise en scène clipesque avec des scènes d'action assez minables, des incohérences et pas mal de facilités dans le scénario... Mais il reste quelques bonnes idées, des acteurs corrects et une musique indus sympa (composée par Charlie Clouser de NIN). Attention, c'est assez (gratuitement) gore quand même.

3.5/6

 

James Mangold, Girl, interrupted / Une vie volée (1999)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=22778.html

Par le talentueux réalisateur du récent Identity, Girl, interrupted est un drame assez lent se déroulant dans un hôpital psychiatrique. Malheureusement, l'histoire est assez ennuyeuse et on retiendra surtout l'excellent jeu des deux actrices principales, Winona Ryder et Angelina Jolie.

3.5/6

3月11日

Films vus en mars

Park Chan-wook, Sympathy for Mr. Vengeance (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=47562.html

Par le réalisateur de Old boy, ce film est encore plus violent, malsain et complaisant dans sa violence. Certes on pourrait dire que cela sert au thème du film (la vengeance), mais moi je ne vois pas grand intérêt à un film aussi ennuyeux et qui s'attarde aussi peu à la psychologie de ses personnages. Et ce même si formellement c'est plutôt réussi.

2/6

 

Martin Scorsese, Casino (1995)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=14178.html

Deuxième grande fresque sur la mafia de Scorsese, cinq ans après Goodfellas. Robert de Niro et Joe Pesci sont de nouveau réunis, cette fois à Las Vegas dans l'univers des jeux. Sharon Stone (dans un de ses meilleurs rôles) s'ajoute à ce casting cinq étoiles. Au final, près de 3 heures de virtuosité dans la mise en scène et de plaisir, pour un film construit de façon remarquable - telle une tragédie. Ca fait froid dans le dos quand on apprend que l'histoire est inspirée de faits réels...

5/6

 

Martin Scorsese, Goodfellas / Les affranchis (1990)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5969.html

Biographie d'un gangster de la mafia de New York, ce film est un grand classique du genre au même titre qu'un Godfather et se regarde avec beaucoup de plaisir. Rien d'original, mais beaucoup de virtuosité, des dialogues jouissifs ("C'est toi qui creuses") et des acteurs charismatiques. Scorsese à son meilleur... A déconseiller toutefois vivement aux allergiques à la violence et à l'humour noir...

5/6

 

Tom Shadyac, Bruce almighty / Bruce tout-puissant (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=43219.html

Ennuyeux et plein de bons sentiments, ce film n'exploite pas à fond son pitch (le personnage de Jim Carrey devient Dieu pendant une semaine avec tous ses pouvoirs). Bien sûr Jim Carrey en fait des tonnes et quelques gags font mouche ("You got unanswered prayers") mais ça reste très dispensable.

2.5/6

 

Danny Leiner, Dude, where's my car? / Eh mec, elle est où ma caisse ? (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29342.html

Dans la catégorie "plus c'est con, plus c'est bon", Dude... est à ranger aux côtés des films cultes Dumb and dumber ou Zoolander. Un scénario original, des gags bien débiles mais pas tellement lourds, des acteurs qui s'amusent (Ashton Kutcher de The butterfly effect et Sean William Scott d'American Pie), bref c'est 1h30 de divertissement et de fous rires presque garantis.

4/6

 

Catherine Hardwicke, Thirteen (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45640.html

Bon film (quoiqu'un peu surestimé) sur le mal-être adolescent (essentiellement féminin) et sur les victimes de la société de consommation. Les deux jeunes actrices sont formidables, surtout Evan Rachel Wood , magnifique blonde aux faux airs de Naomi Watts...

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4/6

 

Steven Spielberg, Schindler's list / La liste de Schindler (1993)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9393.html

Grand film sur la Shoah et le ghetto de Cracovie, à travers la vie d'un nazi (Schindler) qui protégea des centaines de juifs pendant toute la guerre. La réalisation de Spielberg est sobre et subtile, émouvante sans chercher le pathos; les acteurs sont parfaits, et les images en noir et blanc très belles (si l'on peut dire...). Un film à ranger aux côtés du magnifique The pianist de Roman Polanski.

5/6

 

Roman Polanski, Death and the maiden / La jeune fille et la mort (1994)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=11913.html

Roman Polanski nous offre un huis clos angoissant avec suspense garanti jusqu'au bout. Cette histoire de victime qui croit retrouver par hasard son ancien tortionnaire est rendue crédible par le duo épatant d'acteurs (Sigourney Weaver et Ben Kingsley). Certains passages m'ont fait penser à Blue velvet (on fait pire comme référence).

4/6

 

Stanley Kubrick, Full metal jacket (1987)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2749.html

Pour son avant-dernier film, Stanley Kubrick s'est attaqué à la guerre du Viêt-nam. D'habitude je n'aime pas beaucoup les films de guerre, mais celui-ci fait exception. La première partie du film est assez cynique et comique avec l'entraînement des marines. La deuxième partie, au Viêt-nam et au front, est plus conventionnelle mais offre également de grandes scènes. Le thème général du film restant l'humanité et l'inhumanité dans la guerre, son inutilité, sa folie... et la dualité de l'homme, comme le dit le héros qui porte à la fois une inscription pacifiste et le slogan "born to kill".

5/6

 

Alejandro Gonzalez Inarritu, Amores perros / Amours chiennes (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26066.html

Premier film du réalisateur mexicain de 21 grams et déjà une grande réussite, prenante malgré sa longueur (2h30). Dans sa structure narrative et temporelle les deux films ont d'importants points communs: trois histoires entrelacées et reliées entre elles par un accident de voiture. Mais alors que dans 21 grams le casting (exceptionnel) est hollywoodien, ici on a des acteurs hispaniques et un contexte mexicain: l'histoire se passe à Mexico dans un environnement violent qui se veut réaliste. Les chiens sont au coeur des trois intrigues, représentant le côté animal (instinctif) des personnages. L'ambiance est assez noire et pessimiste, ce n'est donc pas un film à conseiller à tout le monde...

4.5/6

2月28日

Films vus en février

Matthew Vaughn, Layer cake (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=59387.html

J'aurai bien du mal à parler de ce film (inédit en France) vu que je n'y ai rien compris ou presque :)) Car la VO est très difficile à suivre, l'histoire (de trafic de drogue et de traîtrises en tous genres) très compliquée et guère passionnante, malgré une réalisation et des acteurs corrects.

3/6

 

Park Chan-wook, Old boy (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54137.html

Ce film coréen, grand prix du jury au dernier festival de Cannes, a fait grand bruit. Scénario malin (une classique histoire de vengeance cache une grande machination), mise en scène très moderne et stylée, acteurs poignants, images fortes et beaucoup de violence: pas étonnant que Quentin Tarantino ait adoré. Personnellement, je peux à peine dire si j'ai aimé ou non. Car la façon dont l"homme est considéré dans ce film est assez indigne, voire immorale.

4/6

 

Orson Welles, Citizen Kane (1940)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=857.html

Difficile d'avoir un avis vraiment sincère quand on regarde le film considéré comme le plus grand de tous les temps ! Surtout qu'il est important de le mettre dans son contexte et de se dire qu'il a 65 ans... Citizen Kane est avant tout une leçon de mise en scène (très innovante à l'époque), de structure narrative, et c'est un film à mystère culte avec la fameuse énigme du "rosebud". D'apparence classique (il s'agit de la biographie d'un magnat de la presse mégalo), ce film est pourtant riche en thèmes subtilement abordés quand on y regarde de près.

5/6

 

Jean-Pierre Jeunet, Un long dimanche de fiançailles (2004)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48349.html

Audrey Tautou et Jean-Pierre Jeunet se retrouvent pour "Amélie Poulain à la 1ère guerre mondiale". Bons acteurs, belle image, belle musique (merci Badalamenti)... et bel ennui. La narration est perfectible et l'émotion rare. Dommage parce qu'il y avait du potentiel.

3.5/6

 

Michael Mann, Heat (1995)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=14046.html

Encore un polar qui a bonne presse, mais légère déception pour moi. Certes le casting est exceptionnel (Al Pacino le flic chasse les gangsters Robert de Niro et Val Kilmer), la réalisation est sobre et efficace, et certaines scènes sont très jouissives (notamment la fameuse scène de la fusillade). Mais le film est long, assez classique et relativement froid. J'ai préféré Collateral du même réalisateur... Retenir quand même une citation de Robert de Niro: "Quand il pleut, on se mouille" :)

4/6

 

Curtis Hanson, L.A. confidential (1997)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12032.html

Cette adaptation du roman de James Ellroy est un polar de référence. Les années 50 à Los Angeles, où le monde du crime côtoie celui du rêve... Du suspense, des rebondissements, des acteurs excellents (Russel Crowe, Guy Pearce et Kevin Spacey réunis, excusez du peu !), une touche de charme avec Kim Basinger, de bonnes scènes d'action et une psychologie des personnages travaillée. Que demander de plus ?

4.5/6

 

Alain Chabat, RRRrrrr !!! (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=50145.html

Que dire de cette comédie préhistorique écrite par les Robins des Bois ? Que c'est l'un des pires films que j'aie jamais vus. A part les décors, il n'y a rien à sauver: il n'y a aucun rythme, le scénario est mauvais et creux et surtout ce n'est même pas drôle, tellement les gags tombent à plat et sont répétitifs. Navrant...

0.5/6

 

Abbas Kiarostami, ABC Africa (2001)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=34850.html

Un documentaire du réalisateur (palmé) iranien sur les orphelins de l'Ouganda et les effets dévastateurs du sida. L'accent est davantage mis sur la joie de vivre africaine que sur la misère... Certes il y a des plans prenants et émouvants mais le film en lui-même n'a rien d'exceptionnel.

3/6

 

Dominik Moll, Harry, un ami qui vous veut du bien (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=25210.html

Un bon thriller français. Une tension qui rappelle Shining, des acteurs excellents (Laurent Lucas et Sergi Lopez) et une réalisation très soignée font de ce film un bon divertissement, bien qu'assez classique. En outre on peut y voir au moins deux niveaux de lecture différents... Et surtout, n'écoutez pas ceux qui veulent guider votre vie à votre place !

4/6

 

Woody Allen, Anything else / Anything else, la vie et tout le reste (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46729.html

Incroyable, mais je crois bien que c'est le premier film de Woody Allen que je vois. Et c'est une très bonne surprise: l'histoire ne brille certes pas par son originalité, mais les dialogues sont drôles et très bien écrits, et les acteurs épatants (Jason Biggs - le héros d'American Pie ! - est étonnant de justesse, Christina Ricci est pleine de charme et Woody Allen est excentrique à souhait). C'est une comédie un brin amère qui relate bien les aléas d'une vie, et les choix que l'on doit faire quand on mène une vie disons... compliquée :)

4/6

1月26日

Seul au monde

Robert Zemeckis, Cast away / Seul au monde (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27770.html

Attention: spoilers (même si l'intérêt du film ne repose pas sur son suspense)

Le pitch de cet excellent film est simple et bien connu: un homme de la ville (Tom Hanks, parfait), cadre de FedEx, voit du jour au lendemain sa vie basculer en s'échouant sur un îlot du Pacifique après un crash d'avion, par ailleurs très impressionnant. C'est assez osé pour un blockbuster. Car entre deux parties très conventionnelles on assiste à une bonne heure de film avec un seul acteur et logiquement très peu de dialogues, pas même une voix off. Et pourtant, on ne s'ennuit pas, tellement le film est intéressant, instructif, et truffé de messages et de références symboliques.

Peut-on seulement imaginer pire situation ? - tout perdre en un instant, sa situation, sa vie sociale, la civilisation; et se trouver dans une détresse physique et émotionnelle inconcevables... - non, sans doute. Et pourtant, l'instinct de survie est là. Le film montre bien les priorités du héros "seul au monde": il recherche d'abord des signes de vie (humaine, si possible); ensuite de l'aide, et enfin à survivre. Il doit alors vivre comme un homme primitif ou un animal; mais l'espoir et la volonté de s'en sortir provoquent un décuplement de son ingéniosité. Deux mondes se rencontrent: celui de la nature "primaire", et celui de la technologie représenté par le héros et les quelques outils modernes qu'il lui reste. Mais la nature montre vite qu'elle est la plus forte: ainsi les vagues ont vite fait d'effacer le message "HELP" tracé sur le sable; la lampe-torche s'éteint, ses batteries vidées, comme si le Ciel reprivait l'homme du feu que Prométhée lui avait dérobé.
Nature cruelle, donc, et pourtant belle. Comme il est écrit sur une lettre qu'il devait poster: "the most beautiful thing in the world is, of course, the world itself".

Un autre aspect essentiel, très bien montré dans le film, est la volonté de conservation de l'humanité du personnage, malgré des conditions de vie inhumaines. Chuck tient à rester digne (cf. la scène d'enterrement de son ami), il continue de parler, n'oublie pas son passé en en gardant des images (malgré l'effacement de la photo de sa compagne avec le temps), tient un calendrier pour ne pas perdre le rapport au temps, etc. Bien sûr il redécouvre les choses essentielles de la vie, réalise ce qu'il lui manque et manquait vraiment - c'est le principal message du film. La solitude forcée le pousse même à se créer très vite un ami virtuel: un ballon de volley (!) sur lequel il a peint un visage avec son sang, et qui ressemble à un totem. Un ami qu'il aime profondément et sincèrement (voir la scène pathétique et bouleversante où il doit l'abandonner) et avec qui il communique, dans ses délires schizophréniques. Bien sûr, cet ami (Wilson) est aussi un moyen pour le réalisateur de faire un peu parler Chuck.

Le désespoir est évidemment très présent dans le film. Chuck songe un moment à se suicider, mais la peur de se rater, son envie de revoir sa compagne, et l'objectif qu'il s'est fixé, véritable bouée de sauvetage - livrer un colis, même si c'est avec 4 ans de retard - le poussent à résister et à tenter le tout pour le tout. Un beau jour le destin lui en offre la possibilité, et Chuck ne rate pas l'occasion. Cela sera difficile, voire impossible, la Nature le prévient: ainsi la "porte" (celle de l'autre monde, celui de la civilisation) qu'il dresse sur la plage, s'écroule à cause des rafales de vent.

C'est ainsi toute une panoplie de sentiments qui est évoquée: colère, désespoir, dépit, acharnement, délire, pétage de plomb, joie (lorsqu'il maîtrise le feu)...
Même sauvé par miracle et revenu à la civilisation, il sait que plus rien ne sera comme avant: c'est là la double injustice de la chose (on le voit bien dans une scène où toute son ancienne vie est résumée sur un plan, avec un avion FedEx et son ex-femme... qui pleure). Robert Zemeckis est cependant optimiste et présente ce drame comme une quête initiatique bénéfique à son personnage.

Enfin, est-ce bien nécessaire de préciser que l'on n'a pas besoin de s'échouer sur une île déserte pour être "seul au monde" ?

Bref, cette retranscription du mythe de Robinson Crusoé, très réaliste, est vraiment à voir.

4.5/6

 

1月24日

Les modes de réception d'un film

C'est ambitieux, mais j'ai essayé de récapituler, d'analyser et de classer les différents phénomènes qui sont exprimés et subis par un spectateur lors de la vision d'un film. C'est forcément incomplet, très arbitraire et discutable, surtout qu'en fait tout n'est que "vécu" dans la conscience une, que je décompose en plusieurs plans par commodité. Et ce n'est que mon avis, bien évidemment.

 

1/ Réception "passive":

- Sensations et sentiments issus de la sensibilité pure et de la lucidité, et où l'ego est mis de côté: émotions esthétiques, contemplation, émerveillement, sentiments tels que compassion, attachement, etc.
- De ces sensations peut résulter une compréhension intuitive, non intellectuelle ni rationnelle (puisque le mental n'intervient pas): l'"intelligence du cœur".
- J'ajoute peut-être le sentiment d'immersion à un univers, à une ambiance, la fuite de la réalité, le défoulement dans l'irréel…

 

2/ Activité inconsciente:

- Sentiments issus d'un rappel d'expérience vécue personnelle inconsciente et correspondant à nos goûts intimes (eux-mêmes innés ou acquis).
- Catharsis, identification inconsciente à des personnages et des situations.

 

3/ Activité consciente:

- Travail (rationnel) du mental et de l'intellect, jugeant la cohérence, la justesse (psychologique notamment), la finesse, l'intérêt, l'originalité, le traitement de l'histoire et du scénario; la crédibilité et la justesse des acteurs, le traitement psychologique des personnages; les qualités techniques; le message exprimé (philosophique, politique, poétique…), etc.
- Aspect humoristique.
- Aspect instructif, documentaire, exotique.
- Attachement émotionnel (voire amour), identification consciente à un personnage, à une histoire, une situation; projection de soi.
- Approbation ou non au message, au discours, à la morale, à une analyse. Le discours peut être provocateur de doutes, de réflexions, de remise en question personnelle; provocateur, convaincant, etc.
- Immersion ou ennui.
- Défoulement dans l'irréel, l'imaginaire ou l'impossible dans la réalité (dû à des limites physiques ou morales); fuite de la réalité, aspect divertissant, excitant, second degré.
- Travail d'imagination; effets de surprise, de contraste, de suspense et suscitation de la curiosité.
- Compréhension de la symbolique, des références (mythologiques, allégoriques, historiques, culturelles, etc.), des différents niveaux de lecture.

--> Ce travail de pensée est créateur d'émotions; par exemple, plaisir ou frustration de l'inconnu, de l'imaginaire, de la non-compréhension, de l'irrationalité (surréalisme par exemple); peur, etc. (Le plus souvent quand on a compris qqch on est content, satisfait, non frustré, serein.)

 

Voilà, vu comme ça on se rend compte à quel point l'appréhension d'un film (et de l'art en général) est subjective – comme la vie
De plus, la façon la plus juste et respectueuse de "goûter" une œuvre est de le faire avec une sensibilité éveillée associée à un intellect affûté – qui doit se manifester quand il le faut. En un mot, avec lucidité.

 

Exemple: la scène du Silencio dans Mulholland Drive de David Lynch


1/ On peut être touché par la beauté de l'image, de la musique, de la réalisation, etc. On peut éprouver de la compassion pour Diane, etc.
2/ La situation peut nous rappeler inconsciemment une expérience vécue.
3/ On peut comprendre le message porté par la scène, créateur d'émotions (ex: pitié pour Diane, excitation de l'irrationnel, etc.). On met en relation avec les précédentes scènes, on est immergé et déboussolé, on cherche à comprendre, on est curieux pour la suite. On peut voir l'aspect symbolique, analyser le choix des couleurs, etc.

Et tout ça à la fois !

 

On pourrait aussi parler de ce qui se passe après visionnage d'un film:

- Accès à la connaissance de soi par auto-analyse à partir de ses propres réactions émotionnelles;
- Satisfaction de pouvoir exprimer les raisons pour lesquelles on a aimé le film;
- Plaisir analytique;
- etc etc.

Derniers films vus

Anthony Drazan, Hurlyburly / Hollywood sunrise (1998)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29154.html

Presque pas d'histoire, mais des débats pseudo-philosophiques bien cyniques récités par de grands acteurs (Sean Penn et Kevin Spacey, entre autres) qui m'ont bien fait rire personnellement. Attention, c'est typiquement le genre de film qui divise.

4/6

 

Robert Redford, The legend of Bagger Vance / La légende de Bagger Vance (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27444.html

"Il y a en chacun de nous un swing authentique"

L'histoire de golf n'est qu'un prétexte à une invitation assez habile à la connaissance de soi et à "choisir" le bonheur. Avec en plus un casting 3 étoiles (Matt Damon, Will Smith, Charlize Theron), ce serait dommage de bouder son plaisir.

4/6

 

Enki Bilal, Immortel (ad vitam) (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=43226.html

Je n'ai rien contre le célèbre auteur de BD Enki Bilal, mais je crois que cette adaption ciné est difficilement défendable. L'histoire est creuse et grotesque, les dialogues pauvres, les personnages fades, et le visuel (mélangeant prises de vue réelles et numérique 3D) assez laid. L'intention est louable, le résultat est original... mais raté.

1.5/6

 

Robert Zemeckis, Cast away / Seul au monde (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27770.html

4.5/6

Voir critique du 26 janvier.

 

Takeshi Kitano, Zatoichi (2003)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=50986.html

Mon premier film du célèbre réalisateur (et acteur) japonais. C'est un film jouissif de sabres et de samouraïs, pur divertissement, autant visuel que sonore. Les combats très stylés et la scène de claquette finale valent le détour, mais on n'atteint pas l'esthétique et la complexité narrative d'un Hero.

4/6

 

Wong Kar-Wai, In the mood for love (2000)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26389.html

Je connais très mal le cinéma asiatique et ce film jouit de critiques dithyrambiques. Personnellement, je n'ai pas été autant emballé. C'est un film "sensoriel", esthétique (beaux plans, belle musique), mais froid et avec très peu d'action, qui met en scène une histoire d'amour impossible en laissant une part de mystère aux spectateurs.

4/6

 

Alain Corneau, Stupeur et tremblements (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=46397.html

Le film adapté du roman à succès d'Amélie Nothomb. Une jeune belge (Sylvie Testud, césarisée pour le rôle) retourne dans son Japon natal pour y travailler un an, et se voit confrontée au monde (impitoyable ?) de l'entreprise japonais. C'est sans doute très exagéré, mais reste instructif et très étonnant. Pas un grand film du point de vue cinématographique car trop fidèle au livre, mais à voir.

3.5/6

 

Claude Chabrol, La fleur du mal (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=45460.html

Le premier film que je vois de celui qui est souvent considéré comme le plus grand réalisateur français encore vivant. Un très bon film, à la réalisation très fluide, proche de la perfection, une histoire (en ruban de Moebius) bien ficelée et des acteurs épatants (mention spéciale au couple craquant Mélanie Doutey & Benoît Magimel). Le principal thème abordé est la culpabilité.

4.5/6

 

Isabelle Doval, Rire et châtiment (2002)

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=44935.html

Une comédie française assez classique, qui ne tient qu'à son acteur principal José Garcia, qui en fait des tonnes mais qui fait souvent mouche. L'histoire est moyenne, le twist final minable mais ça se laisse regarder.

2.5/6